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mercredi 18 novembre 2015

Millésime 2015, exceptionnel?

A ce jour, même si il reste encore beaucoup de travail à effectuer sur les vins, nous pouvons d'ores et déjà de millésime exceptionnel au Château Bel-Air mais aussi plus généralement sur l'ensemble du vignoble Bordelais.


  • Un millésime d'exception

Pourquoi un millésime d'exception?

Tout d'abord par sa précocité.
Après un début de printemps humide et frais, le mois d'avril avec des températures élevées et un ensoleillement généreux, ont provoqué un débourrement précoce de la vigne.

Cette alternance de pluies printanières, de soleil et les températures douces ont accéléré le cycle végétatif.

A la fin du mois de mai et au début du mois de juin le beau temps s'installe de façon durable avec des conditions parfaites sur la fleur : chaud et sec.

Fin juin quelques pluies bienfaisantes arrivent avant un mois de juillet où s'installe chaleur et sècheresse durable.
Suivi en août et début septembre d'alternance de courtes périodes pluvieuses et de chaleur.
L'arrière saison fût quand à elle idéale au moment où se "fait le millésime" avec des matinées fraiches et des journées ensoleilées.

Le beau temps se poursuivant au mois d'octobre, les dates de vendanges ont été décidées uniquement en fonction de la maturité souhaitée.

Sur l'ensemble du vignoble Bordelais, nous pouvons parler d'un très grand millésime même s'il subsiste des hétérogénéités selon les appellations.


Moyennes des millésimes des vins rouges du vignoble de bordeaux
(Cette moyenne est effectuée sur l'ensemble des vins rouges d'appellations)
Millésime exceptionnel 1982, 1990, 2005, 2009
Excellent millésime 1945, 1961
Très grand millésime 1947, 1949, 1953, 1959, 1985, 1986, 1989, 1996, 1998, 2000
Grand millésime 1929, 1943, 1955, 1962, 1964, 1966, 1975, 1978, 1983, 1988, 1995, 2001, 2010
Très bon millésime 1928, 1937, 1946, 1948, 1952, 1970, 1971, 1981, 2002, 2003, 2004, 2006, 2008, 2011
Bon millésime 1926, 1934, 1940, 1950, 1976, 1979, 1997, 1999, 2007, 2012, 2013
Millésime moyen 1938, 1942, 1944, 1951, 1954, 1956, 1957, 1958, 1960, 1963, 1965, 1967, 1968, 1972, 1973, 1974, 1977, 1980, 1984, 1987, 1991, 1992, 1993, 1994
Millésime médiocre 1927, 1930, 1931, 1932, 1933, 1935, 1936, 1939, 1941, 1969



  • Ils en parlent

"Beaucoup disent que 2015 est mieux que 2009 et 2010. À Bordeaux, tout le monde est satisfait", reconnaît Bernard Magrez, propriétaire de quatre grands crus classés à Bordeaux.

"Tout s'est bien déroulé, de la fleur à la vendange. Nous avons eu de très jolis cabernets, de beaux merlots. Les équilibres entre sucres et acides sont bons, confirme Jean-Charles Cazes, propriétaire de Château Lynch Bages à Pauillac


"Je n'ai jamais vu ça"
"Les jus ont une couleur très noire après 12 heures de macération, je n'ai jamais vu ça", a soufflé le comte Stephan Von Neipperg, d'origine allemande et propriétaire des grands crus classés de Saint-Emilion, Canon-la-Gaffelière et La Mondotte. Selon lui, "on peut déjà affirmer que 2015 sera un très grand millésime".

Nature clémente
La nature aura été extrêmement clémente pour les vignerons bordelais: "Chaque étape s'est bien passée, une floraison en une semaine qui a permis une vendange homogène" et "une véraison précoce", a égrené Michèle Bechet. Le "stress hydrique positif lors des fortes chaleurs de juillet", le mois d'août arrosé "juste ce qu'il fallait" et un automne "qui permet le luxe de vendanger parcelle par parcelle", a complété Stephan von Neipperg.

"On est dans le modèle d'un grand millésime"
"Les raisins 2015, blanc et rouge, laissent à penser que nous allons être en mesure cette année de travailler avec des fruits de très grande qualité", a souligné Stephen Carrier, oenologue de Château Fieuzal, en appellation Pessac-Léognan. Dans le Bordelais, le cycle végétatif s'est déroulé pour le mieux du débourrement, mi-avril, à la fleur, fin mai, où "les conditions ont été idéales dans la mesure où les ceps ont pu évoluer sans contrainte avec des précipitations mesurées". Un mois de juillet sec où l'implantation du système racinaire en profondeur a permis de supporter quelques épisodes caniculaires et un mois d'août humide "juste ce qu'il faut pour affiner la maturité", laissent penser que "tout est en place pour du très bon", estime Stephen Carrier.

"La saison s'est bien passée, particulièrement juin-juillet, nous avons eu une très belle climatologie, même si nous avons perdu en août un peu de l'avance que nous pensions avoir", a confirmé Philibert Perrin, propriétaire du Château Carbonnieux, cru classé de Pessac-Léognan.
"Vendanger si tôt cela fait longtemps qu'on ne l'a pas vu, sauf sur les millésimes chauds, 2009, 2010, 2005, donc des grandes années. Il y a de très bon équilibres sucre, acidité, des raisins sains et des volumes supérieurs aux deux millésimes précédents. On est dans le modèle d'un grand millésime", a-t-il estimé.

 
 
Cela promet pour le primeurs...

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